Coopération entre la Ville de Genève et le Centre d’éducation environnementale au Parc de Hann (CEEH) à Dakar

Where
Switzerland
When
2016
Who
Ville de Genève, Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève (CJBG)
Key objectives of the measure:

Dans le cadre du programme de coopération de la Ville de Genève avec le Sud, un nouveau Centre d’éducation environnementale au Parc de Hann (CEEH) a été inauguré en janvier 2016 à Dakar au Sénégal. Le CEEH a pour vocation de promouvoir l’éducation environnementale à Dakar et au Sénégal. Il accueille depuis de nombreuses années plus de 3’000 scolaires par an, en provenance de 28 écoles actuellement. Le Jardin attire plus d’un demi-million de visiteurs par an. Un programme de formation continue et de publications pédagogiques est proposé par le CEEH et son Jardin ethnobotanique. Des programmes extramuros (gestions des déchets, vergers et potagers d’école, etc.) sont développés par le CEEH, en particulier pour les écoles de Dakar et d’autres villes du Sénégal.

Cette politique de coopération avec le Sud a été initiée il y plus de 15 ans par les Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève (CJBG) grâce au Fonds « Genève, ville solidaire ». Elle est basée, dans le cadre des compétences botaniques et ethnobotaniques des CJBG, sur la valorisation du patrimoine phytoculturel et l’éducation environnementale. La Ville de Genève dispose en effet d’une forte tradition botanique, reconnue par l’inventaire suisse du patrimoine culturel immatériel. Cette politique s’appuie localement sur un centre d’éducation à l’environnement et un jardin ethnobotanique de plantes utiles dans la région considérée.

Scope of the measure:
Local, International
Nature of the measure:
financial, institutional
Main feature of the measure:

Le CEEH se compose d’un bâtiment multifonctionnel avec une salle de travail équipée (conférence, cours), une bibliothèque, des bureaux pour les médiateurs, une cuisine et des sanitaires. Il est attenant au Jardin ethnobotanique, qui abrite, sur deux hectares, une collection patrimoniale et interprétée de plus de 200 espèces végétales utilitaires (médicinales, alimentaires, artisanales, magiques, etc.).

Les mandats de la coordinatrice, des médiateurs et des jardiniers sont pris en charge par le gouvernement sénégalais. La gestion scientifique de ce projet, basé sur l’ethnobotanique appliquée et l’éducation environnementale, est assurée par les scientifiques et horticulteurs des CJBG, comme c’est le cas pour les autres projets de coopération des CJBG en Côte d’Ivoire, en Bolivie au Paraguay et au Liban.

Si les écoles et les étudiants fréquentent beaucoup ces centres, les enseignants et les décideurs aussi, créant une dynamique très positive autour de ces structures éducatives liées à l’ethnobotanique et aux sciences environnementales.

Results expected through the implementation of the measure:

Création d’une dynamique positive autour de structures éducatives liées à l’ethnobotanique et aux sciences environnementales et renforcement de la coopération Suisse-Sénégal en matière de valorisation du patrimoine phytoculturel et d’éducation environnementale.

La méthodologie pédagogique met l’accent sur la valorisation – ou la réappropriation, souvent citadine – du patrimoine représenté par les plantes sauvages utiles du pays en question. Cette prise de conscience patrimoniale, communautaire et / ou scolaire, induit un processus de conservation du monde végétal à travers des actions telles que la plantation de bois ou de vergers d’écoles, la création ou la protection de biotopes, la mise sur pied d’actions citoyennes (gestion des déchets, protection des sols et des eaux, valorisation de l’artisanat local, etc.).

Financial resources allocated to implement the measure:

Financement extraordinaire du Fonds « Genève, ville solidaire » de CHF 35'000 (USD 36’361).

La Ville de Genève et son fonds « Genève, ville solidaire » a appuyé les projets des CJBG dès leurs débuts, en particulier après la signature de la Charte d’Aalborg par la municipalité. Les sommes allouées chaque année pour chacun des projets restent dans le domaine du microprojet, ne dépassant pas CHF 40'000 (USD 41’556). Ces ressources sont souvent complétées par des ressources locales provenant des entités politiques et civiles partenaires (municipalités, ministères, associations, académies, etc.).

Main conclusions of the evaluation of the measure:

Les défis identifiés dès le début de ce type de projets de coopération sont les suivants :

  • identification qualitative des responsables locaux de projet et des différents acteurs ;
  • suivi du projet indispensable, en particulier auprès des autorités politiques et académiques locales ;
  • accorder une sélection positive aux femmes dans la gestion des projets considérés ;
  • éviter une dispersion des ressources par une gestion rigoureuse des projets, tant localement qu’à Genève (objectifs, budgets, mandats, etc.) ;
  • éviter une salarisation des collaborateurs locaux du projet et la routine qui en découle (en proposant des mandats plutôt que des salaires) ;
  • proposer des modes d’autonomisation locales viables à ces projets.

L’impact de ces projets est très positif. Il a pu être mesuré pratiquement grâce à l’implication croissante des ministères et services municipaux participants aux projets. L’exemple sénégalais, qui fait l’objet de cette fiche, est en ce point symptomatique dans la mesure où les salaires des différents collaborateurs du projet (responsable, médiateurs, jardiniers) sont dorénavant pris en charge par le Ministère de l’environnement sénégalais et sa Direction des Eaux et forêts. En ce qui concerne le Sénégal, il faut mentionner aussi que la politique d’éducation environnementale de tout le pays, de la maternelle à l’académie, est basée sur les expériences et les documents produits par le CEEH du Parc de Hann, grâce à une collaboration étroite de ce dernier avec le Ministère de l’éducation nationale sénégalais.

Indicators used to determine impact:
Implication des ministères et services municipaux participants aux projets, nombre d’utilisateurs, de visiteurs, de chantiers et d’ateliers, etc.
Goal(s) of UNESCO's 2005 Convention
Cultural Domain(s)
Multi-domain