UNESCO in the Field of Iranian and Afghan Archeology - Agnes Borde Meyer is Digging Through the Archives

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Agnès Borde Meyer
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16 November 2015

 

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L’UNESCO a non seulement joué un rôle de premier plan dans la reconnaissance de l'archéologie comme une discipline à part entière, mais elle a été une véritable école de coopération pour la communauté internationale des archéologues en Asie centrale – mission délicate! Par ailleurs, l'Organisation a publié une Histoire des Civilisations de l’Asie centrale, dont intérêt principal est l’étude des interactions entre les cultures qui s'y sont croisées. Les choix théoriques de l’UNESCO étaient donc justifiés, estime Agnès Borde Meyer, tout en rappelant que le passé n'a pas été saisi dans toute sa complexité.

Qui dit UNESCO pense patrimoine mondial ou Campagne de Nubie, quand il est question d'archéologie. En 1959, plus de 20 monuments et complexes architecturaux, vieux de 3000 ans, risquaient de disparaître sous les eaux, en raison de la construction du barrage d'Assouan, en Egypte. Grâce une campagne de l'UNESCO sans précédent, menée dans les années 1960 et 1970, ils ont été sauvés, avec le concours de 40 missions techniques, venant des cinq continents. Qui ne connaît pas le déplacement spectaculaire et la sauvegarde exemplaire des temples d’Abou Simbel !

En revanche, rares sont ceux qui connaissent les trésors archéologiques du Séistan, ce désert en Asie centrale, coupé par la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan, deux pays sur lesquels je me penche dans cet article.

Les actions de l'UNESCO dans le domaine de l'archéologie en Asie centrale sont mal connues : aussi bien la manière dont elles ont été perçues, que l’impact qu’elles ont eu sur les partenaires de l'Organisation. Pourtant l’étude d’archives publiques et privées liées aux missions archéologiques en Asie centrale révèle l’ampleur du rôle joué par l’UNESCO à partir des années 1950.

Les trésors, les boîtes à chaussures et le roi

C’est au début des années 1950, à partir de la mise en place d’une règlementation internationale pour l’archéologie (et pas uniquement pour les monuments historiques), que l’Organisation a commencé à attirer l’attention des archéologues, notamment ceux qui travaillaient en Iran et en Afghanistan.

A cette époque l’Afghanistan n'avait qu'un seul musée, celui de Kaboul. Un expert italien de l'Istituto Italiano per il Medio ed Estremo Oriente (IsMEO) et la Délégation archéologique française en Afghanistan, dirigée par Daniel Schlumberger, conseillaient le conservateur afghan.

Le service fonctionnait mal. C’est pourquoi Schlumberger envisagea une intervention de l’UNESCO, « cette grande Organisation internationale », comme il la décrivit en 1953. Elle possédait, selon lui, le poids et l'autorité nécessaires pour secourir le patrimoine culturel en Afghanistan. De plus, l'Organisation travaillait indépendamment des diverses institutions nationales.

Dans l'intervention de l'UNESCO, Schlumberger voyait sans doute aussi un moyen de mettre fin à la compétition entre la France et l’Italie, qui rivalisaient aussi bien sur le terrain des fouilles et de la restauration, que sur la gestion du musée de Kaboul.

Le bâtiment qui contenait les collections archéologiques et historiques d’Afghanistan était en mauvais état, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les objets exposés provenaient essentiellement des fouilles opérées par les Français, ainsi que de la collection privée du roi Amanullah, donnée au musée dans les années 1920. Si l’on en croit les descriptions de Schlumberger, les lieux ressemblaient plus à un dépôt qu’à un musée. Les artefacts s’entassaient dans des boîtes à chaussures, quand ils n’avaient pas été subtilisés, ce qui était difficile à déterminer car le musée ne disposait pas d’un inventaire.

Qui en était responsable ? Pour les scientifiques et diplomates occidentaux, en particulier les Britanniques, les Français s’étaient montrés incompétents. Pour les Français, le gouvernement afghan n’avait pas engagé les fonds nécessaires à l’entretien du musée. Le gouvernement afghan avait probablement une autre opinion, qui n’apparaît pas dans les archives françaises et allemandes sur lesquelles se sont appuyées mes recherches.

Toujours est-il que le roi Zaher Shah en personne a fini par prendre la décision de contacter l’UNESCO en 1953.

L'archéologie : une discipline à part entière

A cette époque, l’UNESCO et l’ICOM (Conseil international des musés) poursuivaient la rédaction des Recommandations définissant les principes internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques, qui furent approuvées lors de la Conférence générale de l’UNESCO à New Delhi, en 1956.

Elles étaient les premières d’une longue liste de recommandations que l'UNESCO rédigea par la suite et qui définissaient l’archéologie comme une discipline à part entière, capable de rendre compte de l’histoire de l’humanité, et non plus comme une discipline secondaire, soutien de la philologie, de la linguistique et des études historiques.

Ces recommandations donnèrent aux Etats les moyens de prendre part aux décisions concernant l’archéologie sur leurs territoires respectifs. Mais l’UNESCO usa aussi de sa crédibilité (qui n'allait cesser de s'accroître, notamment avec la Campagne de Nubie) pour demander aux Etats occidentaux de soutenir l’Afghanistan, l’Iran et d’autres Etats asiatiques, en envoyant des experts sur place et en accueillant des étudiants dans leurs écoles et universités les plus prestigieuses.

Missions de l'UNESCO en Afghanistan

Une première mission de l'UNESCO en Afghanistan, dirigée par le Suisse Jean Gabus, de 1957 à 1960, permit de réorganiser le musée de Kaboul. Une deuxième, de 1962 à 1963, dirigée par Alexandre Lezine, spécialiste français de l’architecture islamique, aboutit à l'inventaire des monuments historiques en Afghanistan, à l'évaluation de leur état et à des recommandations quant à leur restauration.

Ce soutien de l'UNESCO était bien nécessaire. Les archives françaises et allemandes révèlent comment Jean Gabus contacta personnellement les ambassades de ces deux pays et leur demanda de mettre en place des bourses d’étude pour des étudiants afghans dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire.

Pour convaincre, Gabus fit appel à la fierté nationale et joua avec la concurrence entre Etats occidentaux, déplorant le monopole officieux des Italiens dont l'IsMEO tentait « avec succès d’attirer à Rome tous les futures archéologues afghans ».

Grâce à ces bourses, une trentaine d'étudiants auraient eu l’occasion d’étudier l’archéologie dans des établissements occidentaux.

Naissance d'institutions nationales

La formation des archéologues locaux est une chose, la fondation d’institutions nationales en est une autre. Lors de la Conférence générale de 1956, à New Delhi, l’UNESCO avait pris la décision de mettre en place un Projet majeur pour l’appréciation mutuelle des valeurs culturelles de l’Orient et de l’Occident. Il était particulièrement soutenu par l’URSS, l’Inde, le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. L’une des premières étapes fut de mettre en place des projets destinés à étudier les territoires asiatiques et de donner aux « autorités nationales les moyens de poursuivre ces études ».

L’Iran possédait déjà des institutions, comme le Département d’archéologie de l’université de Téhéran et l’Institut d’Asie de Chiraz. Mais avec l’aide de l’UNESCO, il put mettre sur pied un Institut pour l’étude de la littérature d’Asie centrale et un Comité iranien pour la coordination des études sur les civilisations des peuples d’Asie centrale.

En Afghanistan, ce ne fut qu’en 1967 que René Maheu, Directeur général de l’UNESCO, insista sur la nécessité de donner corps à un cadre institutionnel qui permette au gouvernement afghan d’avoir un plan d’ensemble et de coordonner les fouilles sur son territoire, avec l’aide de l’UNESCO. En 1968, le gouvernement afghan décida d’attirer la communauté scientifique internationale à Kaboul grâce à la fondation d’un Centre régional pour l’histoire des Kouchans.

Deux ans plus tard, une nouvelle mission d’experts de l’UNESCO fut envoyée en Afghanistan, afin d’aider à l’ouverture du musée pour l’histoire de l’art islamique à Herat. La mission contribua également à la publication d’œuvres anciennes afghanes, susceptibles de devenir des sources utiles pour les archéologues. Enfin elle entama la restauration de vestiges archéologiques et lista un certain nombre de monuments historiques.

Coopération internationale : pas si simple que ça

En accord avec les recommandations de 1956, l’UNESCO incita à une « collaboration internationale » et à la mise en place de « missions mixtes », essentiellement binationales, mais également multinationales. Ce ne fut pas chose aisée.

Les représentants des institutions diplomatiques et des ministères, dont le rôle était avant tout de mettre en valeur les progrès et les succès des missions archéologiques nationales, doutaient de l’intérêt d’un travail collaboratif. Les rapports conservés par les ministères des Affaires étrangères français et allemands montrent combien toute intervention étrangère ou toute mission réussie accomplie par d’autres nations était presque ressentie comme une agression.

Pourtant des missions binationales avaient été expérimentées avant la guerre, qui avaient été concluantes, comme celle du British Museum et de l’université de Pennsylvanie. Les deux institutions avaient travaillé sur le site d’Ur, sous la direction de Léonard Woolley. Un tel exemple était à suivre. Ce fut d’ailleurs Woolley qui dirigea les travaux du premier volume de la prestigieuse série sur l’Histoire de l’humanité, produite par l’UNESCO. 

La communauté des archéologues était plutôt encline à favoriser un travail collaboratif, car elle était constamment à la recherche de supports financiers et souffrait du manque de moyens humains sur le terrain. Il était ainsi impossible d’établir une carte complète des sites archéologiques du Séistan, par exemple, malgré le besoin qu’en ressentaient les archéologues. Mais les efforts n’étaient pas coordonnés et les travaux collaboratifs avec l’Afghanistan et l’Iran étaient d’abord liés au bon vouloir et aux capacités des Etats à signer des contrats, qui différaient d’un pays à l’autre.

C’est pourquoi le comité consultatif du Projet majeur Orient-Occident de l’UNESCO décida en 1965 d’enclencher un nouveau projet international : l’étude des civilisations de l’Asie centrale, dans lequel les savants locaux comme étrangers avaient une même et réelle occasion de se rencontrer. Ils pourraient prendre part à un véritable travail collaboratif, ne serait-ce qu’au cours des conférences sur le sujet, organisées dans les années 1960 et 1970.

Le projet sur l’Asie centrale permit aux scientifiques et à leurs institutions de s’acclimater aux réalités de la coopération internationale et régionale. Il eut également pour conséquence la création du Centre d’étude sur la période kouchane, que j'ai mentionné plus haut.

Ces conférences donnèrent-elles aux scientifiques un réel réflexe collaboratif ? Il est certain qu’elles renforcèrent les relations entre scientifiques européens, américains et même afghans et iraniens.

Dans les années 1970, plusieurs groupes qui n’étaient pas liés à l’UNESCO, mais partageaient des intérêts similaires, virent le jour, en général des associations scientifiques non gouvernementales. La Conférence internationale des archéologues pour l’Asie du Sud est l’une d’elles. L’un de ses objectifs était de favoriser la participation et la mise en valeur de scientifiques venus d’Asie. L’Association internationale pour l’étude des cultures d’Asie centrale, fondée à l’initiative du savant tadjik Gafurov, en est une autre. Les cadres de ces associations furent en partie inspirés des conférences des années 1960. Mais les archives montrent qu’elles furent initiées par des individus désireux de créer des plateformes indépendantes, lieux de rencontre pour les différents savants d’Est et d’Ouest, plutôt que par des institutions, même si les différents participants étaient dans le même temps consultants pour l’UNESCO.

Une histoire axée sur l'interaction entre les cultures

Une seconde série de conférences internationales fut montée dans les années 1970, à Samarkand sur l’art timouride, et à Kaboul, sur la période kouchane. Puis un nouveau projet fut construit à la Conférence générale de 1976 : la préparation d’une Histoire des Civilisations de l’Asie centrale, ayant pour objectif la « présentation d’un exemple significatif de la rencontre de cultures variées ».

L’approche traditionnelle se contentait de reconstruire l’histoire événementielle d’une civilisation disparue ou de décrire une culture donnée, comme la civilisation persane par exemple. L’UNESCO désirait suivre d’autres voies. « Le nouveau projet sur l’Asie centrale n’est en aucun cas obligé de suivre les voies classiques déjà tracées par l’iranologie ou la turcologie, par exemple », soulignait un rapport, « mais son intérêt principal est l’étude des interactions entre les cultures, la manière dont elles se rencontrèrent, les relations qu’elles construisirent ensemble ».

En effet, le projet était novateur dans la mesure où il représentait une première tentative, dans les années 1970, de donner une image d'ensemble des cultures de cette région depuis l'aube de la civilisation jusqu'à nos jours. L'Asie centrale, vaste région qui s'étend de la mer Caspienne à la Mongolie et à la Chine occidentale, n'avait pas été étudiée jusque là en tant qu'entité culturelle.


Ainsi, les six volumes de l'Histoire des civilisations d'Asie centrale montraient, par exemple, que sous l’Empire kouchan (du 1er au 3e siècle), de grandes religions de l'époque s’étaient rencontrées – zoroastrisme, hindouisme, bouddhisme – et que ses routes (soie, épices, etc.) avaient permis la diffusion du manichéisme iranien et du christianisme nestorien jusqu’en Chine.

Les choix théoriques de l’UNESCO étaient donc justifiés, et les études qu'elle proposait étaient à poursuivre.

L'air du temps

Nourrir la fierté nationale par la culture, l'archéologie et l'histoire était dans l’air du temps. En 1960, en Iran, l'écrivain français et ministre de la Culture, André Malraux, profitait d’une exposition dédiée aux « 7000 ans d’art en Iran », pour qualifier le pays de « Grèce de l’Orient », et de région où le « génie » de l’humanité avait été développé.

C'était une époque où l'Iran, tout comme l'Afghanistan, envisageait l’archéologie comme le moyen de développer une histoire permettant la confirmation et la promotion des aspirations nationales. C’est pourquoi, par exemple, la presse afghane sollicita en 1969 l’aide du Directeur général de l’UNESCO, René Maheu, afin qu’il enclenche des actions similaires à celles d’Abou Simbel. Il s'agissait de la restauration et de la protection des minarets de Djam (inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2002) et de Herat (proposé pour inscription au patrimoine mondial depuis 2004), ainsi que de la Tombe de Ghazni « qui appartiennent à la culture vivante de l’Afghanistan ». 

Le Séistan : un oublié de l'histoire

En dépit de toutes les réalisations mentionnées, on peut se demander si tous ces efforts considérables déployés par l’UNESCO dans la région n'ont pas abouti à certaines conséquences inattendues dans le domaine archéologique.

Le Séistan, terra incognita avant la Seconde Guerre mondiale, me paraît un exemple révélateur. Il abrite des sites exceptionnels, tels que Kuh-e Khuaja, Shar-i Sokhta, Dahan-i Ghulaman, dans la partie iranienne, et Nad-i Ali, Sar-o Tar, Lashkari Bazar, dans la partie afghane.

Il a fallu attendre 2014, pour que Shar-i Sokhta soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, alors que Kuh-e Khuaja est proposé pour inscription depuis 2007.


(Shar-i Sokhta © DR)

En raison du contexte politique, la partie iranienne fut la plus visitée par les archéologues durant le vingtième siècle. Les archéologues espéraient, dans un premier temps, trouver le « lien manquant » entre l’Indus et les civilisations iraniennes. Ils s’intéressèrent aussi à l’histoire économique d’une région successivement traversée par les routes du Lapis Lazulis et celles de la soie. Enfin ils cherchèrent à comprendre l’histoire du développement urbain et des systèmes d’irrigation de cette région désertique.

Le fait est que, dans les années 1980, le Séistan demeurait toujours très mal connu. Pourtant, comme le remarque l'archéologue allemande Ute Franke, dans un article consacré au musée de Herat publié en en 2008, « cette relative pénurie de la recherche contraste avec l’importance culturelle et politique des provinces orientales ».

Du point de vue de Maurizio Tosi, qui fouilla le site de Shar-i Sokhta pour l’IsMEO, l’explication était à trouver dans la situation périphérique du Séistan, loin des centres de recherche occidentaux et orientaux. Pourtant les missions allemandes, italiennes et américaines, qui officièrent à partir des années 1960 sur ce terrain, étaient en partie inspirées par une « nouvelle archéologie » qui favorisait l’interdisciplinarité. Et bien que certaines des missions étaient fondées sur l’idée de repérer les traces d’une diffusion culturelle, idée proche des objectifs de l’UNESCO, certains sites, comme celui de Dahan-i-Gulahman, qui est pourtant exceptionnel, étaient – et demeurent – peu connus en dehors du cercle des spécialistes.

L’UNESCO n’est probablement pas responsable de cette situation. Néanmoins, en concentrant l’attention sur des sujets comme les Kouchans, elle contribua involontairement à écarter de fait les moyens financiers, intellectuels, humains et politiques de régions comme le Séistan ou d’études spécifiques comme celle de la civilisation achéménide.

L'impact de l'UNESCO

L’UNESCO eut un réel impact sur les études archéologiques en Afghanistan et en Iran. D’abord, il donna aux archéologues l’assurance de pouvoir disposer de soutiens - parfois financier, parfois uniquement moral -  de la part d’une organisation internationale alors même que leurs propres institutions et les gouvernements afghans et iraniens peinaient à les aider.

Elle donna également aux deux Etats l’occasion d’exprimer leurs désirs de manière collégiale, de se référer à des standards communs concernant les fouilles archéologiques et la restauration, et de construire ou de consolider des institutions archéologiques nationales.

En dépit de la permanence d’une concurrence entre Etats occidentaux, l’UNESCO fut également une véritable école de collaboration pour la communauté des archéologues ainsi que pour les disciplines associées. Elle leur permit de constituer un nouveau cadre d’action en Asie pour l’archéologie, indépendant des institutions nationales. Cette expérience fut à l’origine de la création, dans les années 1990 et les années 2000, d’un certain nombre de projets archéologiques et de centres de recherche binationaux et multinationaux. 

D’un autre côté, l’UNESCO - sans en avoir l'intention - constitua une histoire de la région à partir d’un point de vue qui mérite d’être questionné : une version de l’histoire qui pouvait être utilisée comme un outil de promotion des aspirations nationales. Ce point de vue qui, par son insistance sur l’importance des échanges culturels, favorisait une certaine version de l’histoire, a fini par ignorer la complexité du passé.

Agnès Borde Meyer

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A. Borde Meyer, Doctorante à l'Université Paris 1 Pantheon Sorbonne, a participé au colloque Faire la différence : soixante-dix ans d'actions de l'UNESCO, qui s'est tenu au siège de l'Organisation, les 28 et 29 octobre 2015. Elle est intervenue sur le thème « A propos des efforts de l'UNESCO dans le domaine de l'archéologie, en Iran et en Afghanistan », dont cet article a été extrait. L'intégralité de son étude sera publiée en février 2016, dans le livre A History of UNESCO: Global Actions and Impacts, édité par Poul Duedahl, fruit du projet Global History of UNESCO, sponsorisé depuis 2013 par le Conseil danois pour la recherche indépendante.